Dans l'enfer de l'engrais vert

Décidément, cette culture de sorgho nous emmène loin ; la biomasse laissée au sol est vraiment conséquente, et comme la première coupe a été faite par une faucheuse qui a laissé les pailles dans toute leur longueur, nous ne trouvons pas de moyen de l'intégrer facilement aux premiers centimètres de sol. Du coup, pas moyen de préparer le sol pour un nouveau semis. Le semoir direct serait une solution, d'autant plus que les chercheurs de l'IRSTEA sont prêts à nous prêter le leur, mais notre tracteur de 60 CV est bien insuffisant pour les 2 tonnes d'acier de ce semoir ! Face aux pluies qui démarrent et à l'hiver qui s'approche, c'est donc à la volée que nous semons notre nouvel engrais vert. C'est un mélange de crucifères : navet fourrager, apprécié pour ses racines qui travaillent bien le sol et solza fourrager qui fera plus de biomasse aérienne. Pourvu maintenant qu'ils aient le temps de germer et de se développer avant l'hiver !